Toxine botulique

La toxine botulique est utilisée depuis plus de 30 ans dans le traitement de différentes affections ophtalmologiques, O.R.L ou neurologiques où il existe un spasme musculaire (Botox®,Dysport®,Xéomin®).

Injectée à des doses 10 fois inférieures aux doses utilisées dans ces affections musculaires, la toxine botulique, dans son utilisation esthétique, ne présente aucun risque sur le plan nerveux ou sur le plan général. Aucun test préalable n’est nécessaire. L’effet est totalement réversible. Azzalure® (laboratoire Galderma ), Vistabel® (laboratoire Allergan ), Bocouture® (laboratoire Merz) sont les seules toxines botuliques à avoir l’AMM (autorisation de mise sur le marché) pour l’indication d’un traitement à visée esthétique.

Son indication esthétique est la correction des rides du lion (entre les sourcils), du front, des pattes d’oies (sur le coté des yeux) mais aussi certaines rides péri-bucales et du “cou de dindon” (cordes platismales). Avec le vieillissement les muscles peauciers, situés juste sous la peau du visage, ont tendance à rester contractés de façon permanente. Ces contractions accentuent les rides et fracturent à la longue la peau.La toxine botulique a pour but de relacher de façon temporaire (4 à 8 mois) le muscle dans lequel elle est injectée. Elle crée également un véritable “effet lifting” du haut du visage avec ouverture du regard et disparition des rides. Elle est également utilisée dans certains mésolifts mais aussi dans le traitement de la transpiration excessive (hyperhydrose).

Dans certains cas, la toxine botulique peut être injectée au niveau du cou et traiter des cordes platismales d’origine musculaire.

– EXISTE-T-IL DES COMPLICATIONS OU DES RISQUES À SE FAIRE INJECTER DE LA TOXINE BOTULIQUE ? –

Pour ce qui est des complications : elles sont minimes dans les mains d’un praticien formé et expérimenté. Les injections ne sont pas douloureuses mais de petites ecchymoses peuvent survenir aux points d’injection ; elles disparaissent en quelques jours. Des oedèmes fugaces peuvent survenir durant quelques heures au niveau des paupières, des maux de tête parfois durant plusieurs heures mais ils sont le fait d’injections concentrées et profondes, une impression de lourdeur des sourcils peut également persister 2 à 3 semaines.

Une diffusion mal contrôlée du produit injecté peut entraîner une descente de la paupière ou du sourcil, la remontée du milieu des sourcils (effet Méphisto), des troubles de la mimique (asymétrie du sourire par exemple), exceptionnellement des troubles de l’accommodation. Ces incidents ne sont pas durables et pour la plupart sont corrigés rapidement par une nouvelle injection. Cependant, il peut arriver de garder une petite ride à peine visible sur les côtés du front juste au dessus des sourcils. Cette ride correspond à la contraction d’une partie du muscle frontal qui empêche la chute disgracieuse du sourcil. Une retouche peut cependant améliorer le résultat.

Enfin la tendance actuelle est d’utiliser des concentrations de produit plus faibles qu’il y a quelques années afin d’éviter une fixité trop importante des traits. Il faut savoir conserver un visage expressif. C’est là que se situe le savoir faire du praticien. Quant aux risques, la toxine botulique est un produit sous la haute surveillance des instances sanitaires, AFFSAPS en France, FDA (Food and Drug Administration) aux USA…, et aucun patient ayant reçu de la toxine botulique à des fins esthétiques n’a fait à ce jour d’accident grave.

Injectée à des doses 10 fois inférieures aux doses utilisées dans les affections musculaires, la toxine botulique, dans son utilisation esthétique, entre des mains expérimentées, ne présente aucun risque sur le plan nerveux ou sur le plan général à condition de respecter scrupuleusement les contre-indications et de bien suivre les recommandations de l’AFSSAPS. Aucun test préalable n’est nécessaire. Son effet est totalement réversible